

2 892 €TTC
L'atelier Bonnot
Chaque pierre de cette collection peut être montée à Paris sur or 18 carats, dessinée avec vous.
Une émeraude est un béryl naturel de couleur verte, colorée par le chrome et le vanadium. En dessous d'un certain seuil de saturation, la pierre reste un béryl vert et ne peut pas être appelée émeraude.
Parce qu'elles se forment dans un environnement géologique très perturbé : les fissures et les inclusions font partie de la pierre. Une émeraude parfaitement pure est si rare qu'elle doit faire naître un doute sur sa nature.
Oui. Toutes nos pierres peuvent être acquises seules, conservées, ou servir de point de départ à un bijou sur mesure.
L'émeraude appartient à l'espèce béryl, un silicate d'aluminium et de béryllium, dont l'aigue-marine et la morganite sont les autres variétés gemmes. Le chrome et le vanadium produisent le vert caractéristique. Sa croissance se fait dans des milieux hydrothermaux instables : le cristal emprisonne des fluides, des cristaux étrangers et se fracture. Ce « jardin » d'inclusions est le signe d'une pierre naturelle, mais il fragilise mécaniquement la gemme — d'où toutes les précautions de sertissage et d'entretien.
L'appellation « pierre précieuse » désignait autrefois quatre gemmes seulement — diamant, saphir, rubis et émeraude — par opposition aux « pierres fines ». Cette distinction n'a plus de valeur réglementaire en France depuis 2002 : on parle aujourd'hui de pierres gemmes, en nommant précisément l'espèce minérale et sa variété. Un spinelle ou une tourmaline ne sont donc pas « moins nobles » qu'un saphir ; ils appartiennent simplement à une autre espèce.
Sur l'émeraude, la couleur et la transparence se jugent ensemble : une pierre très saturée mais trouble vaut moins qu'une pierre légèrement plus claire et vivante. Les appellations de marché existent aussi ici, et le laboratoire ne les attribue qu'avec parcimonie.
Nous appliquons toujours la même méthode, dans cet ordre. Aucun de ces cinq points ne se juge sur une photo : demandez la vidéo, et comparez deux pierres côte à côte.
On regarde la teinte (la famille de couleur), la saturation (sa vivacité), la tonalité (la quantité de sombre) puis l'homogénéité : zones de couleur, bandes, extinction dans les angles. Une pierre trop foncée s'éteint dès que la lumière baisse ; une pierre trop claire perd son caractère. Les sous-tons comptent autant que la teinte principale.
Le test que nous faisons : nous regardons la pierre en lumière du jour, puis dans une pièce éclairée le soir. Si la couleur s'effondre, nous ne la retenons pas.Toutes les inclusions ne se valent pas. Certaines sont invisibles à l'œil et sans conséquence ; d'autres troublent la pierre ou la fragilisent lorsqu'elles atteignent la surface. La vraie distinction n'est pas « pure ou incluse » mais « vivante ou trouble » : une pierre légèrement incluse mais transparente vaut mieux qu'une pierre nette et laiteuse.
Le test que nous faisons : observation à l'œil nu à 20 cm, puis à la loupe 10× en immersion, en cherchant les inclusions débouchant en surface.Les proportions déterminent la vie de la pierre. On cherche une symétrie correcte, l'absence de fenêtre — cette zone pâle au centre qui laisse voir à travers — et l'absence d'extinctions. Beaucoup de pierres sont taillées profondes pour conserver du poids : elles pèsent plus lourd pour une surface visible identique.
Le test que nous faisons : la pierre posée sur un fond imprimé : si le motif se lit à travers, il y a une fenêtre.Deux pierres du même poids peuvent avoir une présence visuelle très différente. C'est pourquoi nous publions toujours carat, longueur, largeur et profondeur. À poids égal, une taille peu profonde et bien étalée paraîtra nettement plus grande au doigt.
Le test que nous faisons : comparaison au pied à coulisse, et photo sur une main neutre plutôt que sur un fond blanc.L'origine peut influencer la valeur et l'histoire commerciale d'une pierre, mais elle ne remplace jamais son analyse. Une attribution sérieuse suppose un laboratoire capable de conclure à partir des inclusions et de la chimie ; « origine non déterminée » n'est pas un défaut.
Le test que nous faisons : nous ne mentionnons une origine que lorsqu'un rapport de laboratoire la mentionne noir sur blanc.Sur l'émeraude, la question centrale n'est pas la chauffe mais l'imprégnation : presque toutes les pierres du marché sont huilées, et le niveau — mineur, modéré, important — change la valeur du simple au triple. Seule l'huile incolore est acceptée en joaillerie ; résines, colorants et fractures comblées au verre sont refusés.
Aucune imprégnation détectée. Très rare, et fortement valorisé lorsqu'un laboratoire international le confirme.
Recherché, laboratoire international exigéImprégnation légère d'huile de cèdre dans les fissures de surface. Pratique traditionnelle, réversible, acceptée depuis toujours.
Accepté, toujours déclaréImprégnation plus importante : la pierre paraît sensiblement plus propre qu'elle ne l'est. La décote est réelle.
Accepté avec décote, déclaration obligatoireImprégnation massive masquant un réseau de fractures. La pierre peut blanchir avec le temps ou après un nettoyage.
Non accepté en joaillerieImprégnation irréversible, parfois teintée. Elle stabilise artificiellement une pierre très fracturée.
Non accepté en joaillerieÉmeraudes hydrothermales ou flux : même composition, aucune rareté géologique.
Non accepté en joaillerieNotre règle, sans exception : deux interventions seulement sont acceptées en joaillerie — la chauffe traditionnelle sur les corindons, et l'huile incolore sur les émeraudes. Diffusion, remplissage au verre au plomb, résines et colorations sont refusés, quel que soit le prix proposé.

Non. Le laboratoire doit rester cohérent avec la nature, la valeur et les caractéristiques de la pierre. Une pierre importante, ou présentée comme non chauffée, justifie un laboratoire international reconnu. Et un certificat n'établit jamais à lui seul la qualité ou la valeur d'une gemme.
L'origine peut influencer la valeur et l'histoire commerciale d'une pierre. Elle ne remplace jamais l'analyse de la pierre elle-même : certaines pierres d'une origine réputée sont médiocres, et l'inverse est vrai aussi.
| Origine | Caractéristiques parfois observées | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|---|
| Colombie | Vert légèrement bleuté, jardin caractéristique, saturation élevée | La réputation la plus forte ; l'origine se paie, mais ne garantit rien seule |
| Zambie | Vert plus foncé et plus bleu, pierres souvent plus propres | Le meilleur rapport qualité-prix du marché actuel |
| Brésil | Vert plus clair, parfois jaunâtre, bonne transparence | Accès à de grandes dimensions à budget contenu |
| Éthiopie | Vert vif, production récente et irrégulière | Offre encore instable, à examiner pierre par pierre |

Nous écrivons toujours « certaines pierres de cette origine peuvent présenter… », jamais « les pierres de cette origine sont… ». Une attribution d'origine sérieuse suppose un laboratoire capable de conclure.
Il n'existe pas de barème fiable du prix au carat : le prix progresse par paliers, et deux pierres de même poids peuvent varier d'un facteur dix. Voici trois pierres réellement passées par notre sélection, avec ce qui explique leur prix.

L'entrée réelle de cette famille dans notre catalogue : un rectangle de Zambia, huilage léger. Pierre réelle de notre sélection, publiée avec ses caractéristiques complètes.

Le cœur de notre offre actuelle : un ovale de Zambia, huilage léger. Pierre réelle de notre sélection, publiée avec ses caractéristiques complètes.

Le haut de notre stock publié : un taille asscher de Zambia, huilage léger. Pierre réelle de notre sélection, publiée avec ses caractéristiques complètes.
Il s'agit ici de la pierre taillée, non du style de la bague. La forme décide de la surface visible à poids égal, du comportement de la couleur et des précautions de sertissage.
| Forme | Rendu et couleur | Poids conservé | Précautions et usages |
|---|---|---|---|
| Ovale | Grande surface visible, couleur bien répartie | Bon compromis | Vérifier la symétrie et l'effet papillon ; convient à tout |
| Coussin | Présence généreuse, angles adoucis, couleur profonde | Très bon | Paraît plus compact qu'un ovale de même poids |
| Ronde | L'éclat le plus régulier, lecture équilibrée | Faible — beaucoup de perte | Davantage de perte de matière à la taille : elle peut se négocier avec une prime ; idéale en solitaire |
| Poire | Effet allongé très graphique | Bon | Pointe à protéger par une griffe dédiée ; superbe en pendentif |
| Taille émeraude | Effet miroir à degrés, plutôt que scintillant | Excellent | Exige une transparence irréprochable : rien ne se cache |
| Radiant | Compromis entre l'éclat brillant et le contour rectangulaire | Excellent | Peut assombrir les tons déjà foncés |
| Marquise | Le plus grand rendu visuel à poids égal | Excellent | Deux pointes à sécuriser, symétrie exigeante |
| Taille fantaisie | Hexagone, kite, trapèze : contour singulier | Variable | Monture obligatoirement sur mesure |
Une pierre synthétique possède la même composition chimique et les mêmes propriétés physiques que sa contrepartie naturelle : elle n'est pas « fausse », elle n'a simplement pas d'origine géologique. L'œil seul ne suffit pas toujours à conclure — ce sont les inclusions, les lignes de croissance et la fluorescence, observées au microscope, qui tranchent. Au moindre doute, seul un laboratoire conclut.
Nous ne vendons que des pierres naturelles, et le rapport de laboratoire accompagne chaque pierre à partir d'un certain niveau de valeur.
Aucune de ces pierres n'est supérieure aux autres : elles répondent à des priorités différentes. Voici de quoi trancher.
| Pierre | Couleur | Traitements courants | Pour qui |
|---|---|---|---|
ÉmeraudeDureté 7,5/10, ténacité faible · Prix Élevé | Vert intense, souvent bleuté | Huile incolore, acceptée | Qui veut LE vert, en acceptant les précautions |
TsavoriteDureté 7/10, bonne ténacité · Prix Modéré à élevé | Vert vif à vert émeraude | Aucun | Qui refuse tout traitement et veut de l'éclat |
Tourmaline verteDureté 7,5/10 · Prix Accessible | Vert franc à vert olive | Chauffe fréquente | Grandes dimensions à petit budget |
Saphir vertDureté 9/10 · Prix Modéré | Vert olive à vert menthe | Généralement aucun | Port quotidien intensif, sans fragilité |
Vous souhaitez partir d'une pierre pour créer un bijou ? La pierre peut être achetée seule, conservée, ou devenir un bijou. Chaque piste a sa page dédiée : cette page-ci parle de la pierre.
Nous achetons sur place, à Beruwala et à Bangkok, et auprès d'un réseau de tailleurs et de courtiers avec lesquels nous travaillons depuis des années. Huit étapes séparent un lot vu sur un marché d'une pierre publiée en ligne.
Saphirs et pierres d'Afrique de l'Est au Sri Lanka, rubis et tourmalines à Bangkok, émeraudes de Zambie à Jaipur, de Colombie à Bogotá. Acheter chacune là où elle se négocie le mieux.
Notre bureau donne sur la rue principale de Beruwala. Les courtiers défilent toute la journée : jusqu'à trois mille pierres vues, une dizaine retenue.
Une pierre qui ne mérite pas un second regard se reconnaît à travers son emballage. C'est ce qui permet d'en voir des milliers sans perdre de temps.
Pied à coulisse et balance : nous ne nous fions jamais aux chiffres annoncés.
On s'entend sur un prix ET sur ce que devra dire le rapport. Le vendeur en assume le coût. Si le laboratoire ne confirme pas, la vente est caduque — et le paiement n'intervient qu'après.
Toutes nos pierres sont certifiées, quel que soit leur prix, y compris auprès de gens de confiance. Le laboratoire est choisi selon la valeur.
Quatre lumières, une main neutre, aucune retouche de couleur.
Publication à Paris avec toutes les caractéristiques, y compris ce qui dérange.


Des pierres réellement passées entre nos mains, avec leurs forces, leurs limites et la raison pour laquelle nous les avons retenues.



C'est ici que l'émeraude demande une vraie discipline. Sa dureté est correcte, mais sa ténacité est faible : les fissures internes la rendent sensible aux chocs, à la chaleur et aux solvants. Bien portée, une émeraude se transmet sans problème.
Le même parcours dans les deux cas : la pierre d'abord, la décision de bijou ensuite — jamais l'inverse.
Une pierre du stock, ou une recherche selon couleur, poids, forme et budget définis.
Vidéos en plusieurs lumières, caractéristiques complètes et certificat avant tout engagement.
La pierre seule, ou un projet de bijou chiffré autour d'elle. Réservation possible.
Remise à Paris ou envoi assuré. Si la pierre devient un bijou : trois à cinq semaines ouvrées.
C'est l'ensemble des inclusions, fissures et fluides emprisonnés dans la pierre, souvent visibles à l'œil. Le terme est poétique mais ne doit pas tout excuser : un jardin acceptable reste discret et n'affaiblit pas la structure. Des fissures débouchant en surface, elles, fragilisent réellement la gemme.
Parce qu'une huile incolore d'indice proche de celui du béryl comble les fissures de surface et réduit leur visibilité. C'est une pratique ancienne, réversible et acceptée en joaillerie — à condition d'être déclarée et de rester mineure.
Pas toujours. Une pierre « no oil » certifiée est rare et se paie très cher, mais si elle est terne ou trop incluse, une belle émeraude à huile mineure sera plus satisfaisante à porter. Le critère reste la pierre, pas la mention.
C'est l'estimation par le laboratoire de la quantité d'huile présente. Mineure : décote nulle ou faible, pratique normale. Modérée : décote réelle. Importante : la pierre masque un réseau de fractures et nous ne la retenons pas.
La Colombie donne des verts légèrement bleutés très recherchés et se paie une prime historique. La Zambie propose des pierres souvent plus propres, à un vert plus foncé, pour 30 à 40 % de moins. À budget donné, la Zambie offre généralement la plus belle pierre.
Les émeraudes de synthèse hydrothermale ou flux présentent des inclusions caractéristiques — voiles, résidus de flux, croissance trop régulière — visibles au microscope. Une pierre très propre et très saturée à prix modéré doit toujours faire naître un doute : seul un laboratoire conclut.
Oui, avec des choix adaptés : une pierre saine sans fissure débouchante majeure, un serti clos ou demi-clos, une pierre posée bas, et l'habitude de retirer la bague pour le sport, le ménage et la plage.
Le degré d'huilage et la transparence pèsent autant que la couleur. En top qualité 1,50 ct : 7 à 8 000 € pour une zambienne, le double voire le triple pour une colombienne — jusqu'à 20 ou 25 000 € dès qu'apparaissent les mentions old mine ou Muzo. Un cran en dessous du top, une très belle zambienne se situe plutôt vers 3 500 €.
Chiffon doux légèrement humide, eau tiède, jamais de détergent, d'alcool, de vapeur ni d'ultrasons. Ces derniers retireraient l'huile et rendraient les fissures visibles. Un réhuilage en atelier est possible et sans danger.
Oui, c'est la vocation de cette page. Vous pouvez acquérir la pierre seule, la conserver, ou nous confier la création du bijou plus tard.
Toutes les pierres disponibles ne sont pas publiées en ligne. Nous recherchons également une pierre selon une couleur, un poids, une forme et un budget définis.